Sens uniques

Un roman de Pierre-Alain Delachaux 

Sept destins liés, un sens à retrouver, un retour salvateur, et ... un chat philosophe.

Sens uniques : un roman d’amitié, d’humour, de tendresse et de mystères !


En quelques mots

Après vingt ans d’absence, Benjamin a annoncé son retour. Déstabilisés par les crises existentielles de milieu de vie qu'ils traversent actuellement, ses amis d'enfance l’attendent avec impatience, certains qu'il saura apaiser leurs angoisses et dissiper leurs incohérences.
Cependant, ce retour inattendu de l'irréprochable ami rend ces quadragénaires en détresse particulièrement nerveux.
Quels secrets du passé ramène-t-il dans ses bagages ?
 
À grand renfort d'humour, d'amour et de tendresse, ils tentent tant bien que mal de préserver leur amitié vacillante, mais - évidemment - rien ne se passera comme ils l’espéraient.
 
Parviendront-ils à raviver leur complicité passée, à affronter leurs contradictions présentes et à prendre les bons chemins donnant un sens à leur avenir ?
 
Et surtout, qui osera se resservir de clafoutis ?

Extraits

  Développement

(...) Ils mangèrent rapidement dans l’infâme boui-boui du coin qui profitait éhontément de sa situation privilégiée à côté des ateliers. En effet, les artistes accaparés par leurs créations n’accordaient pas grande attention au contenu bassement matérialiste de leur assiette. À l’instar du maniaco-dépressif en phase ascendante, l’artiste en période créative ne fait pas la différence entre un cervelas chinois et un chateaubriand argentin. « Chez René », un aigre valpolicello accompagnait de spongieux desserts d’une fadeur semblant volontaire, dont l’achat chez un grossiste ne légitimait aucunement l’appellation « fait maison » qu’ils arboraient pour justifier leurs prix démesurés. « Chez René, on y mange à satiété » affichait la façade en béton délavé, grâce à l’inspiration d’un poète de quartier probablement sous l’effet d’un abus de valpolicello vinaigré. « Chez René, on y risque sa santé » professait plutôt Michael pour ajouter de la véracité aux vers tout en conservant la rime.

À la décharge du tenancier, les œuvres d’art qu’il servait n’étaient pas toujours plus immangeables que les croûtes qui sortaient parfois de l’atelier d’un pseudo-artiste incompris. (...)

Les survivants

(...) Le triumvirat médical était d’une complémentarité exemplaire : le fondateur avait un vrai talent d’économiste, il gérait à merveille les investissements et autres composantes financières de la clinique (« on ne fait rien à l’œil » était sa devise), tandis que son second attirait les clients grâce à son immense réseau patiemment tissé autour des Golfs Club du monde entier. Quant à Christine, elle apportait la compétence médicale qui avait tout de même son importance dans une telle entreprise. Elle était appréciée et reconnue pour sa méticulosité, son sens de l’organisation et son souci du détail. La calculatrice, le club de golf et le bistouri composaient la boîte à outils du succès de la Clinique. Cette année, la Clinique de l’Œil était à un tournant de son existence. Le père fondateur, le vénérable docteur Grenollier, l’ophtalmologue entrepreneur visionnaire qui avait senti le potentiel d’une clinique dédiée exclusivement aux problèmes oculaires en constatant l’inexorable vieillissement de la population, cédait la direction de son établissement. À 74 ans, il était temps qu’il arrête d’exercer pour se consacrer à la présidence du conseil d’administration de sa Clinique. (...)

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